Mais qui est donc Coralibibine?

Coralibibine… mais qui donc se cache sous cette énigmatique dénomination ?
Habile contraction de Colibibine et Coralie, Coralibibine désigne en fait le pilier, que dis-je, la colonne vertébrale du projet Colibibine. Chaque année, elle guide les nouveaux Colibrien(ne)s qui dirigent le projet.

Sans pression, voici l’interview de Coralibibine ;
à consommer sans modération.

«  Le projet a été initié durant l’année scolaire Colibre 2015 / 2016.
L’idée a mis un peu de temps à se concrétiser,
mais nous avons eu un premier brassage fin février 2016. Moment auquel nous avons lancé le financement participatif pour le brassage sur Ulule. »

Pourquoi t’es-tu dirigée vers ce projet ?
Vincent Mabillot [Responsable pédagogique de la licence Colibre, ndlr] souhaitait depuis plusieurs années créer une bière libre. Il en a parlé lors de la présentation de la licence le tout premier jour, d’une manière assez vague. Ce projet ne faisait pas partie intégrante du programme Colibre, c’était un peu un projet bonus. J’aidais déjà Caroline, notre brasseuse, à faire de la bière depuis quelques années. Je savais où me fournir en houblon et en malt tout comme je savais où et comment brasser. Cet aspect du projet n’étant pas un problème pour moi, il ne restait plus qu’à faire de la gestion de projet.

Quels ont été les acteurs au cours du projet ?
Nous avons été plusieurs à mener le projet, en fonction des différentes étapes. Dans un premier temps Vincent et moi l’avons mis en place. Il m’a aidé à le débuter et à créer le financement participatif.
Quand est arrivé l’étape de création de l’étiquette c’est toute la promotion Colibre qui s’est mobilisée pour faire des propositions de logos et d’étiquettes. Tout comme pour le brassage et la mise en bouteille de la Colibibine et le financement participatif. Plusieurs étudiants et enseignants ont donné un coup de main. [Cette année, ce sont quatre étudiants de la promotion Colibre 2017/2018,  qui ont renouvelé le logo, à l’occasion de la 10ème année d’existence de la licence Colibre; Mickaël Royer, Mathias Segura, Mathieu Wostyn et Emilie Deleigue, ndlr]

Y a-t-il eu une répartition claire des rôles ?
Il n’y a pas vraiment eu de répartition des rôles. Chacun a fait en fonction de ses compétences et de ses disponibilités. Caroline nous a proposé une recette de bière, les élèves de la promo qui étaient forts en design ont proposés des logos, certains ont proposés leur aide pour le brassage et presque tous ont participé au financement participatif.

Quels ont été les différents lieux d’accueil, que ce soit sur la partie conception de la bière ou la partie promotion ?
Les deux endroits les plus importants sont l’appartement de Caroline dans lequel nous avons brassé et mis en bouteille la bière, et la Maison Pour Tous ; endroit où nous avons étiqueté et vendu les bouteilles. De plus, nous avons organisé la première dégustation de Colibibine à l’Université Lumière Lyon 2, lors de la remise des diplômes.

Les étapes ont-elles été définies à l’avance ou vous avez dû vous adapter aux aléas du projet ?

Certaines étapes ont été prévues, notamment celles du brassage et de la réalisation de l’ancien logo. La première année, nous avons plus ou moins géré au fur et à mesure. L’année dernière, nous avons eu des problèmes de gestion du temps et il y a eu plusieurs aléas. L’année dernière, nous n’avons pas pu préparer la Colibibine à temps pour les JDLL, se tenant  début avril. Cependant, nous l’avons présenté aux Rencontres Mondiales du Libre en juillet, à Saint-Étienne. [Cette année, l’équipe du projet Colibibine est fière de vous annoncer que la Colibibine sera bien présente aux Journées du Logiciel Libre, les 24 et 25 Mars, venez nombreux! ]


Quelles ont été les étapes principales ?

Nous avons, dans un premier temps, dû élaborer la recette, grâce aux conseils de Caroline. Nous lui avons dit quel goût nous envisagions pour la Colibibine, puis elle nous a proposé une recette que nous avons accepté. Ensuite, il a fallu trouver des fonds afin de financer les différents ingrédients pour réaliser la bière (houblon, malt) et le matériel nécessaire (bouteilles, capsules…). Pour cela, nous avons mis en place un financement participatif, toujours d’actualité sur la plateforme hello Asso. [cf. l’article de Jonathan Bay, ndlr.] Les dernières étapes furent la réalisation de la bière, l’embouteillage, et la livraison du produit finit. Pour cette dernière, nous avons organisé un point de rencontre où les donateurs pouvaient récupérer leurs bières.

Quels sont les moyens mis en œuvre pour promouvoir la Colibibine ?
La promotion de la Colibibine se fait par les Colibrien(ne)s lors des différents évènements : le salon Primevère, les JDLL, etc. Mais aussi via le site de Colibre sur lequel nous mettons des articles sur l’avancée de la bière. Nous avons aussi le site de financement participatif sur Hello asso.

D’années en années, quels changements as-tu remarqué ?
Par rapport au changement de groupe, au “perfectionnement” dû à l’expérience, etc. La Colibibine n’est pas très ancienne, cela fait trois ans que nous avons commencé l’expérience. J’ai à l’esprit un changement notable ; le projet est de plus en plus soutenu par les élèves de Colibre. Que ça soit au niveau de la communication ou de l’organisation.

Quels sont les atouts du brassage en milieu associatif par rapport à l’industriel, selon toi ?
Nous ne savons pas vraiment ce qu’il y a dans les bières industrielles. Elles plaisent beaucoup parce qu’elles se trouvent de partout et que leur goût est stable. Lorsque nous prenons une bière industrielle, nous allons vers quelque chose que nous connaissons: le goût.
La Colibibine sera moins stable que ces bières-là, elle pourra mousser un peu plus, et le goût pourra varier légèrement en fonction des brassins. Cependant, son véritable atout est la transparence sur la composition du brassage lyonnais. Les ingrédients  sont notés sur l’étiquette, et nous avons mis la recette en ligne. Pour parler plus généralement des brasseurs amateurs ou des associations, leur but n’est pas de faire le maximum de profit, mais de faire découvrir de nouvelles saveurs, et d’en apprendre tous les jours un peu plus sur les secrets de la bière. Quelles ont été les difficultés rencontrées au cours de ses années ?
La difficulté majeure était le manque de temps. Les étudiants ont beaucoup de projets au cours de la licence, il n’est pas toujours facile pour de tout mener de front. C’est pourquoi nous avons beaucoup d’ambitions et d’idées pour la Colibibine : organiser des évènements, créer une autre Colibibine [en plus de la cuvée ambrée de cette année, ndlr.], etc. Peut-être pour l’année prochaine !