Nothing to hide

Mardi 4 février, les étudiants de Colibre ont assisté à la projection du documentaire franco-allemand Nothing to hide sorti en 2016 à la BU Chevreul de l’Université Lyon 2. 

Et si nous n’avions pas “rien à cacher”

Le documentaire aborde entre autres la surveillance de masse et la façon dont elle est vécue et acceptée par la population. L’argument principal en réponse à cette surveillance massive des données est pour la plupart “je n’ai rien à cacher”. On va assister au long des 5 chapitres notamment à une expérience menée sur un sujet X dans laquelle les métadonnées de son téléphone et de son ordinateur sont collectées durant un mois grâce à un logiciel espion. L’objectif de cette expérience est de montrer à quel point ces métadonnées donnent des informations sur une personne, son mode et ses habitudes de vie, ses fréquentations… La conclusion du sujet X est que finalement, sa seule intimité se trouve dans sa tête.

Quels sont les véritables enjeux de cette surveillance ?

Est mis en avant également dans ce documentaire le rôle de l’Etat et son implication dans les dérives de la surveillance de masse. En effet on voit des témoignages de personnes ayant subit une surveillance privée à l’époque de Stasi (RDA) mais aussi de nos jours par exemple suite à l’attentat de Charlie Hebdo. On dénonce ici le pouvoir de surveillance de l’Etat sur le peuple même dans les états démocratiques comme justement non-démocratique. On explique que cette surveillance de masse est un moyen pour l’état de garder le pouvoir sur le peuple afin d’éviter que celui-ci se révolte mais aussi pour lutter contre le terrorisme et la fraude. Ce sont surtout les témoignages des victimes de cette surveillance ciblée pour des mauvaises raisons qui mettent en avant la perte d’intimité et le sentiment d’être observé en permanence.

Une solution ou une alternative : le libre

Afin d’élargir la problématique de la surveillance de masse, la dernière partie du documentaire veut proposer une sorte d’alternative ou de solution pour se protéger de la surveillance de masse. Les logiciels libres, navigateurs libres et applications de chiffrage pourraient être un moyen d’aider les utilisateurs à protéger leurs données en ligne. Ainsi, les enjeux tendent autant sur la notion d’intimité et de respect de la vie privée que sur l’émancipation de la population des GAFAM…