Logiciels libres et administration : le Quebec franchit le pas avec le CELL

Cette semaine le chapeau est tiré à nos amis québécois qui, afin de tirer l’Etat de sa dépendance aux multinationales informatiques, ont annoncé plusieurs mesures en soutien du développement du logiciel libre dans les organismes publics avec notamment la création d’un centre d’expertise gouvernemental pour le 1er avril prochain.

« Le gouvernement croit fermement aux avantages de l’usage du logiciel libre. L’annonce d’aujourd’hui est une avancée importante en ce sens. Pour nous, le logiciel libre représente à la fois une option incontournable pour les organismes publics et une occasion d’affaires pour plusieurs entreprises québécoises. En somme, le logiciel libre, c’est payant pour le Québec », a souligné le ministre Bédard.

Le Centre d’Expertise en Logiciel Libre (CELL) «aura pour mandat de développer une expertise de pointe afin d’accompagner les organismes publics dans le développement de solutions basées sur des logiciels libres».

A l’aide d’un budget de 4 millions de dollars, le CELL offrira notamment des services-conseils aux organismes publics et mettra en place des outils et des infrastructures pour favoriser l’utilisation et la connaissance des logiciels libres.

Parmi les autres mesures annoncées nous trouvons notamment le dépôt d’une liste d’utilisation et d’application de standards ouverts, la mise en place d’un appel d’offres ouvert en considération des solutions libres ou encore la mise à contribution des organismes et des ministères qui vont mis en place (ou qui compte le faire) des initiatives utilisant des solutions en logiciel libre.

Le ministre espère ainsi que d’ici 2015, les entreprises utilisant le libre aient les mêmes chances de décrocher les appels d’offres que les multinationales.

Mais M. Bedart est tout de même conscient que cette ouverture ne se fera pas sans aucune résistance de la part des fonctionnaires. Parmi les contestataires, le président de la Fédération québécoise des communautés et industries du libre (FQCIL), Cyrille Béraud, qui estime que l’annonce de la création d’un centre d’expertise n’est qu’un «écran de fumée» visant à cacher la reconduction du décret autorisant les organismes publics à ne pas tenir compte des logiciels libres dans leurs appels d’offres.

Ajout de sources à l’article d’Hélène :