Nouvelle ère en France pour les logiciels libres

logo_de_la_rc3a9publique_franc3a7aise_300_dpi[1]La réputation des logiciels libres au fil des années a évolué. Après un militantisme plutôt isolé jusqu’à présent, le gouvernement devient acteur. Ces logiciels commencent petit à petit à prendre de l’ampleur, notamment dans le public (administration, éducation nationale, collectivité locale…). L’image que l’on perçoit n’est plus aussi négative qu’autrefois, le privatif n’est désormais plus seul sur le terrain.

1.Un gouvernement mobilisé.

19 Septembre 2012, le premier ministre Jean Marc Ayrault diffuse une circulaire intitulée « l’usage du logiciel libre dans l’administration », il met en avant les bienfaits et souligne qu’une nouvelle perspective sera à envisager dans le futur afin que le libre ait une place à part entière dans la société française.
De plus, pour appuyer la circulaire, Jean-Marc Ayrault énonce les avantages du logiciel libre: “moindre coût, souplesse d’utilisation, levier de discussion avec les éditeurs”.
Il affirme qu’en rendant un service égal ou supérieur, pour un coût sensiblement moindre, aux entreprises et administrations qui le déploient, le logiciel libre est un atout en temps de crise : il améliore de manière immédiate la compétitivité de l’ensemble de notre industrie.

Le conseil national du logiciel libre (CNLL), précisant que les positions avaient jamais été aussi claires et précises, se réjouit de l’initiative prise par le gouvernement, considérant qu’un nouveau virage est en train de se dessiner.

2.L’État porteur du libre.

Un coup de pouce supplémentaire pour le développement.logiciel-libre_PLOSS

9 juillet 2013, date marquante pour les militants du libre puisqu’un vote à l’assemblée nationale, a adopté le projet de loi ESR (enseignement supérieur et de la recherche) donnant le “feu vert à  l’usage prioritaire du libre“. Ce projet a été soutenu par la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Geneviève Fioraso.
Cette nouvelle bien que contestée contre toute attente par l‘institut national de recherche en informatique et automatique (INRIA), a été acclamé par plusieurs organismes comme l’association francophone du logiciels libres (AFUL) et  l’April.

Pour terminer, le CNLL met également en avant le fait que l’écosystème du logiciel libre emploie plus de 30 000 personnes avec une croissance annuelle de plus de 30%, cela est donc synonyme d’emploi et de compétitivité. Le libre est donc porteur d’avenir.

 

  • Circulaire du premier ministre Jean-Marc Ayrault:

http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/09/cir_35837.pdf

  • Source :

http://www.itespresso.fr

www.cnll.fr