Catégories
Humour, détente, loisirs et culture

Calendrier de l’Avent jour 21 : Une bûche de Noël pas comme les autres

Nous sommes déjà le 21 décembre et qui dit Noël dit forcément bûche … À année exceptionnelle, bûche exceptionnelle ! Pour ma part je vous propose une recette innovante et locale issue du Cahier pratique et sauvage n°3 de L’Aventure au Coin du Bois. Cette petite maison d’édition indépendante et fondée par un collectif d’auteurs a pour but de transmettre des savoirs sur l’utilisation des plantes sauvages locales au quotidien. Imprimées sur papier recyclé avec encre végétale, toutes ses publications sont tirées en France à modeste ampleur. 

Passionnés de nature les auteurs ont ainsi imaginé une recette de bûche locavore, accessible à toutes et à tous, à base de cynorhodons, plus communément appelés « gratte-culs » ! Autant vous dire que vous n’en trouverez pas de semblable dans la grande surface du coin. Le Cahier pratique et sauvage n°3 étant actuellement épuisé, les auteurs m’ont aimablement autorisé à vous communiquer la formule magique de cette bûche insolite !

Cynorho-quoi ?

Bien que son nom puisse vous sembler étrange, c’est pourtant un fruit que nous connaissons tous. Très présent dans notre région, le cynorhodon provient de l’églantier qui lui se trouve généralement en milieu sec et ensoleillé dans les haies et les friches. Un seul fruit a la particularité de contenir autant de vitamine C qu’un citron ou une orange ! Si vous souhaitez en apprendre plus sur l’églantier et son identification, je vous invite à consulter l’article dédié à son portrait en libre accès sur le site de L’Aventure au Coin du Bois.

cynorhodons

Petite astuce : pour cueillir les cynorhodons, attendez qu’ils aient ramolli grâce aux gelées. A défaut de gelée naturelle, mettez votre cueillette au congélateur. 

Faire sa bûche

La garniture

  • 500g de cynorhodons
  • 3 cuillères à soupe de miel
  • 3 cuillières à café de cannelle
  • 3 cuillières à soupe de fécule de maïs

1. Mettre les cynorhodons dans un robot-mixeur, verser de l’eau à niveau et faire tourner 20 secondes. Passer à la moulinette pour récupérer la pulpe et éliminer les graines et les poils.

2. Ajouter le miel et la cannelle. 

3. Dans une casserole, verser la fécule de maïs puis peu à peu la pulpe de cynorhodons en mélangeant vigoureusement. Faire chauffer en continuant à mélanger jusqu’à ce que le mélange s’épaississe. Réserver.

Le biscuit

  • 3 oeufs
  • 100g de sucre
  • 80g de farine

1. Fouetter le sucre et les jaunes d’œufs dans un saladier jusqu’à ce que la pâte blanchisse. Battre les blancs en neige.

2. Ajouter la farine et mélanger. Puis, incorporer délicatement les blancs battus en neige.

3. Recouvrir une plaque de four de papier cuisson et étaler cette pâte sur le papier (5 mm d’épaisseur environ).

4. Faire cuire à 180°C 10 mn, pas plus. Sortir et immédiatement transposer sur un torchon mouillé et essoré, afin que la pâte ne durcisse pas : étaler le torchon sur un plan de travail, y mettre le biscuit avec son papier cuisson, puis lentement décoller le papier cuisson.

5. Étaler la garniture, puis rouler le biscuit sur lui-même. (Pour faciliter les opérations, il est préférable qu’une deuxième personne retienne alors le torchon).

6. Si le biscuit nécessite encore un peu de cuisson, repasser au four une dizaine de minutes, puis conserver au frais.

Et voilà, il ne vous reste plus qu’à déguster votre délicieuse bûche de Noël qui ravira vos convives !

 N’hésitez pas à nous partager vos belles créations dans les commentaires, et à demain pour un nouvel article !

Catégories
Humour, détente, loisirs et culture

Calendrier de l’Avent jour 11 : Cette année offrez autrement, faites des cadeaux décroissants !

2020, une année inoubliable sur beaucoup de plans, et pas forcément les meilleurs. Heureusement, c’est aussi une année de réflexion et de prise de conscience pour beaucoup d’entre nous. Déjà sur nos habitudes de consommation avec la crise sanitaire qui a rendu l’accès aux magasins plus difficile pas seulement pour des raisons pratiques mais aussi financières. Cela a par exemple donné naissance à des mouvements solidaires et d’aide aux petits commerces ou le retour en cuisine pour beaucoup d’entre nous. Au delà de cette dimension économique, les événements de cette année nous ont aussi beaucoup rapprochés les uns des autres et nous ont rappelé à quel point les liens sociaux sont importants.

Bref, 2020 c’est l’année où l’on se remet en question, on revient aux choses simples et c’est donc aussi le moment parfait pour repenser ses cadeaux. Alors oubliez votre Iphone et votre PS5, place au cadeau décroissant !

On a tous déjà entendu au moins une fois nos grands-parents raconter leur Noël et surtout nous parler du fameux cadeaux qu’ils recevaient à savoir une simple orange pour la plupart. Selon la tradition, les cadeaux sont déposés dans des souliers placés par les enfants sous le sapin. Ils sont généralement d’origine alimentaire comme des sucreries ou des fruits par exemple. Il est vrai qu’aujourd’hui on semble bien loin de tout ça. Avec l’apparition de la société de consommation, on est plus vraiment sur des simples sucreries mais plutôt sur des gros jouets en tout genre autant pour les grands que pour les petits, qui finissent au mieux revendus ou pire, aux oubliettes peu de temps après noël.
Le cadeau décroissant tend à de renouer un petit peu plus avec les valeurs de partage et de transmission intergénérationnelle que représente cette fête de fin d’année. L’idée est donc de donner quelque chose à soi, dont on n’a plus vraiment d’utilité ou dont on est prêt à se séparer. Alors attention, le but n’est pas de se débarrasser de ce que l’on ne veut plus voir chez soi ! C’est un cadeau avec un attention particulière, un objet qui a une histoire, que vous n’utilisez plus mais qui va être utile à son futur propriétaire. Quand vous offrez un cadeau décroissant ça n’est pas juste pour faire plaisir, c’est aussi transmettre quelque chose de très personnel et le partager avec la personne qui le recevra. Parfois, c’est un objet qui vient déjà de d’autres générations et que l’on transmet à celle d’après, d’autres fois un objet que l’on a beaucoup apprécié et beaucoup utilisé, etc.

Avec le cadeau décroissant, le partage est à l’honneur !

Les avantages du cadeau décroissants

Outre l’aspect financier mais aussi l’impact environnemental nul que le cadeau décroissant engendre, c’est aussi une façon de réfléchir à ce que l’on garde dans sa vie, ce qu’on est prêt à laisser partir et son rapport aux choses matérielles.
C’est aussi au sein d’une famille une façon de transmettre de générations en générations.
Enfin pour la personne qui le reçoit, c’est un cadeau à valeur ajoutée car il est chargé émotionnellement et vous relie.

Quelques exemples

  • un livre que vous avez particulièrement aimé, et que vous pouvez dédicacer
  • un vêtement encore en bon état mais dont vous n’allez plus vous servir, que vous ne portez plus, qui ne vous va plus, etc.
  • du matériel qui permet de faire des travaux manuels ( vous l’avez en double, vous avez acheté une meilleure version, vous n’en avez plus besoin, etc.) : kit de couture, aiguilles à tricoter, outils de jardinage, outils anciens, etc.
  • un service de tasses, d’assiettes, un ensemble de verres en cristal

Des petites astuces

Offrir un objet que l’on a déjà chez soi ne veut pas dire pour autant que vous avez l’obligation de le laisser comme vous l’avez trouvé. Vous pouvez tout à fait personnaliser l’objet (par exemple le dédicacer si c’est un livre), le réparer si jamais il est abîmé, etc.
Si vous avez des talents artistiques, vous pouvez détourner certains objets pour en faire un objet de décoration ou changer légèrement son utilité première en le remettant au goût du jour.

En cette année un petit peu particulière, c’est une bonne occasion pour renouer les liens avec les personnes que l’on aime et transmettre d’avantage. Ainsi, n’hésitez pas à nous partager vos belles trouvailles dans les commentaires !

A demain pour un nouvel article !