Pourquoi une monnaie locale ?

Non, une monnaie locale n’est pas fait pour jouer au Monopoly. Depuis quelques années, nous observons l’émergence de pratiques d’échange monétaire alternatives. La monnaie locale se développe partout en France et depuis 2013 une communauté lyonnaise a mis en place sa propre MLCC (monnaie locale complémentaire citoyenne) : la gonette ! La MLCC ne va pas changer le monde, mais elle y participe activement. Si vous n’avez jamais entendu parlé de la gonette, vous pouvez visualiser le billet précedemment posté sur notre blog. L’article que vous allez lire adopte une approche politique de cette nouvelle monnaie locale, il n’est néanmoins pas exhaustif. C’est pourquoi toutes les contributions sont les bienvenues via les commentaires.

Quand on parle des solutions alternatives autour d’un verre et que l’on rêve de la transition, nous entendons toujours parler de la monnaie locale. Il arrive à certain-e-s d’entre nous de réduire le problème global à tout simplement un problème d’argent et nous voyons la pensée dominante surgir : « Il faut gagner de l’argent, il n’y a pas assez de travail, de toute façon c’est foutu ! » etc. Certes, avoir une autonomie et une indépendance financière est important que ce soit pour préserver notre zone du confort ou pour aller faire les soldes quand on le souhaite !

Une monnaie pour des échanges responsables

Les initiatives des MLCC partent avant tout de la volonté de se réapproprier les outils d’échange. Pour cela, il est nécessaire de prendre le temps de réfléchir au sens et à la place de la monnaie puis de l’économie dans notre société. Avant d’exprimer une quelconque forme de fatalité concernant pauvres, classe moyenne et riches, il serait peut-être plus judicieux d’analyser nos habitudes et les impacts socio-environnementaux des produits ou des services que nous consommons. Retrouver le lien avec les fabricants et les producteurs (locaux de préférence) est le premier pas d’une nouvelle économie solidaire.

Que pouvons-nous mutualiser, donner ou ne pas payer afin de réduire les frais dits « obligatoires » imposés par la culture du jetable ? Puis-je prendre le temps d’aller chercher ou de fabriquer mon produit moi-même ? Comment développer les modèles de société et les espaces qui nous permettront de valoriser le collectif, l’innovation et de réinventer notre économie ? Est-ce qu’un revenu de base peut guérir la misère ? Où en est-on avec le prix libre ?

La réflexion autour des modèles économiques de demain inclut la remise en question des pratiques monétaires « traditionnelles ».Elle a pour but de déconstruire les idées préconçues et dans une certaine mesure de briser la soumission psychologique entretenue par les banques. Imaginons une société saine, construite par tou(te)s et pour tou(te)s.

Une monnaie pour la convergence des initiatives

« Économie du bien commun », « économie sociale et solidaire », « économie circulaire » etc.. : ces expressions ne représentent, au premier abord, rien de concret. Pourtant nous savons pertinemment que la plupart de ces termes portent de véritables solutions. La désinformation pratiquée à la fois par les médias et par les structures étatiques à des fins politico-économiques banalisent ces modèles et étouffe leur vrai potentiel.

La dynamique de la gonette est portée par une équipe lyonnaise en lien avec un bon nombre de structures œuvrant pour une économie locale et solidaire.
Vous pouvez télécharger la liste à jour de celles-ci classées par catégories d’activités ou par communes.
Les professionnels, les associations et tous les autres groupes peuvent intégrer le réseau de la gonette

Voici ci-dessous la carte interactive des partenaires gonette réalisée avec OpenStreetMap. Oui, vous avez bien compris, l’OpenStreetMap est libre et vous pouvez créer facilement des cartes similaires avec l’éditeur uMap ou Framacarte.

Voir en plein écran

La gonette aborde sur son site officiel de manière pédagogique les questions de création monétaire, de système bancaire et de la dette publique. Des sujets dont nous entendons parler tous les jours dans les médias, mais qui manquent de transparence et de clarté pour la plupart des citoyens. La pédagogie par l’exemple est une pratique que tous les porteurs d’initiatives pourront adopter.