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Réaliser gratuitement un site web statique avec Jekyll

Site statique ou site dynamique ? La popularité des sites dynamiques semble du aux CMS dont WordPress. Ce dernier utilisé tel un couteau suisse du web y compris pour des sites dont les contenus ne nécessitent pas une telle technologie. Les sites dynamiques se sont donc imposés en raison de leur simplicité de conception via les interfaces des CMS. Le retour en force du web statique s’explique entre autre par des outils qui permettent la création et l’administration de site statique avec beaucoup plus de facilité. En effet, il n’est plus question de coder ses pages en HTML CSS, les générateurs de sites statiques tel Jekyll en combo avec le langage de balisage léger Markdown allègent leur conception et facilitent leur administration.

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Colibre fête la musique… libre avec KPTN

Pour la fête de la musique interview de KPTN : auteur, compositeur, interprète de musique… libre ! KPTN artiste atypique de la chanson française nous présente son premier album officiel : Flammes. Nous ferons également le point avec lui autour d’un mode de création et de diffusion de la musique encore méconnu : la musique libre.

 


Colibre : Peux tu te présenter musicalement KPTN ?

KPTN : Mon nom d’artiste est KPTN, Je fais de la musique depuis très longtemps, j’ai commencé par une formation classique au conservatoire de Reims : violon, contrebasse. Quelques années plus tard, j’ai changé mes influences et je suis passé à la guitare. Maintenant je compose des chansons avec des textes en français qui sont plutôt humoristiques mais sur des sujets qui ne le sont pas toujours.

Colibre : Quelles sont tes influences musicales KPTN ?

KPTN : Elles sont liées naturellement à celles de mes parents, j’ai écouté beaucoup de chansons françaises des années 70 80 dont Goldman mais également du rock des années 60 avec les Beattles, les Rolling-Stones et du Hard Rock des années 70 citons Led Zeppelin, Deep Purple. J’ai toujours beaucoup aimé la variété française et les groupes comme Téléphone puis Jean-Louis Aubert mais Cabrel, Dutronc, Souchon, tous ces artistes m’ont largement influencés. Plus récemment des artistes comme M ou Zazie m’ont également beaucoup inspiré.

Colibre : Pourquoi ce nom de scène KPTN ?

KPTN : Cela remonte à ma semaine d’intégration en école d’ingénieur lors de laquelle j’ai incarné pour une raison que j’ai oublié le Capitaine Flam. Le surnom de KPTN m’est resté et je l’ai adopté sur tous mes réseaux communautaires et sociaux.

Colibre : Tu as sorti le 17 février dernier ton premier album officiel : Flammes sous licence Creative Commons BY SA 4.0. C’est à dire de la musique libre donnée à la communauté. Pourquoi cette démarche ?

KPTN : Je n’ai pas prévu de faire une carrière professionnelle dans le milieu de la musique, c’est uniquement du loisirs. Par ailleurs, je suis impliqué dans le logiciel libre puisque je suis libriste de profession. J’ai découvert le mouvement du libre pendant mes études. Je n’ai jamais arrêté. Cela me semblait très logique de faire de la musique libre en plus du logiciel libre. J’ai découvert l’extension du libre dans l’art pendant des conférences informatiques notamment lors des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL). Durant ces conférences il y a des tracks qui présente la culture plus global du mouvement libre que ce soit dans le design, l’image et la musique bien sur. Pour faire mon album, je me suis beaucoup renseigné sur comment faire de la musique libre, comment ne pas adhérer à la SACEM et produire son album. Produire de la musique libre c’est aussi des démarches.

Colibre : Quel est ton engagement dans la musique libre ?

KPTN : Je suis assez nouveau dans ce domaine, je me suis renseigné sur les licences et l’écosystème. J’ai adhéré il y a quelques années à une association qui s’appelle Musique Libre ! Cette association qui est propriétaire de la plateforme Dogmazic qui promeut et distribue de la musique libre. J’aimerais bien poursuivre mon engagement en les aidants, en participant à des évènements et en me produisant.

Colibre : Utilises-tu de la musique libre dans tes œuvres ?

KPTN : Non j’ai pas fais l’exercice d’aller réutiliser des morceaux libres car j’avais déjà assez de matière avec mes chansons et mes compositions. Je n’ai repris ni chansons, ni musique, ni parole tout a été fait de zéro.

Colibre : Quelles ont été les conditions de réalisations de cet album ?

KPTN : Au départ j’étais un peu tout seul, j’ai demandé à des gens (je travaille dans un espace de Coworking, La Cordée. dans lequel plusieurs personnes font de la musique) qui ont accepté de m’aider dans ce projet de réalisation d’un album. Les chansons étaient déjà écrites mais j’avais besoin d’aide pour enregistrer. Les gens qui m’ont aidé ne connaissaient ni les outils libres ni la musique libre. L’album a été réalisé de manière traditionnelle dans un home studio avec du matériel et des logiciels propriétaires pour les professionnels. Ces gens ont été bénévole et ils ont accepté que le travail qu’ils ont fourni soit reversé à la communauté. Car tout est libre dans ce travail.

Colibre : Ton album est disponible sur pas moins de 14 supports différents depuis le CD jusqu’à une installation Debian en passant pas de nombreuses plateformes ! C’est la première fois que je faisais un sudo apt install pour écouter un album en ligne de commande… c’est aussi ça la musique libre ?

KPTN : C’est mon côté geek et logiciel libre. Pour la distribution j’ai choisi de publier l’album en numérique sur les plateformes commerciales Deezer, Spotify, parmi d’autres. J’ai du payer afin que cette album soit distribué sur ces plateformes propriétaires. Comme c’est de la musique libre, j’ai choisi également de le publier sur des plateformes de musique libre comme Dogmazic, Jamendo, qui promeuvent de la musique libre et qui sont, elles, libres d’accès pour les artistes. J’ai aussi mon propre site web sur lesquels c’est publié. Enfin pour l’installation Debian, je voulais faire ce clin d’œil et j’ai pris du temps pour créer un paquet Debian qui contient toutes les chansons. Sur mon site web on peut voir comment installer en quelques commandes et l’écouter sur son terminal. C’était vraiment un clin d’œil et c’était vraiment pour m’amuser.

Colibre : Côté texte, tes chansons sont engagées. Tu développes un point de vue sur des thématiques comme l’écologie, l’égalité femme homme, mais aussi une certaine critique sociale. Peux tu nous en parler ?

KPTN : Comme tout le monde on est citoyen du monde on observe ce qui nous entoure, on est a peu près tous d’accord pour pointer du doigt ce qui va pas et notamment les questions écologiques, les relations humaines …

J’ai pas l’impression d’avoir un discours très originale sur ce sujet là en tout cas les thèmes sont très largement partagé par tout le monde. Ma façon d’en parler et de donner mon avis ça été ces chansons là et comme j’aime manier la langue, j’ai cherché à traiter ces thèmes là de manière détournée et humoristique.

Sur l’écologie dans la chanson « Musée d’air contemporain », j’ai imaginé que dans le futur les classes scolaires iraient visiter des musées non pas avec des peintures ou des sculptures mais des musées dans lesquels on voient qu’est ce que c’était un arbre, un légume, une eau transparente. C’est une forme de dystopie tournée de manière humoristique, j’espère que ça permet de faire passer le message d’une autre façon.

La chanson « Irresistant » est plus engagée, certainement l’une des moins drôle aussi. Cette chanson rend hommage à ces gens que je vois lutter, faire des manifs, revendiquer des choses et pour lesquelles je participe assez peu moi même. Alors que nous sommes dans un certain confort de vie, on regarde ces choses et je me mets dans cette catégorie de spectateurs « irresistants ».

« À toi de jouer », c’est une chanson que j’ai composé pour le groupe 7Friday avec lesquels je travaille à la Cordée. J’aborde l’égalité homme femme notamment sur la nécessité de maîtriser son destin. C’est une chanson enregistré en commun avec le groupe 7Friday.

Colibre : Bientôt en concert ?

KPTN : Pas pour la fête de la musique mais dès le 18 aout à Villeurbanne. Suivez mon actualité via mon site et mon compte Mastodon pour tout savoir sur les dates et évènements à venir.

Colibre : Merci KPTN, Hâte de te voir en concert de musique libre.

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Calendrier colibrien de L’Avent – J 15 : Le guide Anciela pour Agir à Lyon et ses alentours.

Vous connaissez très certainement le Petit Paumé, parfois par ses errements. Mais dans la famille des guides locaux, connaissez-vous le guide Anciela ? Le Guide Anciela c’est Le guide pour une société écologique et solidaire pour Agir à Lyon et ses alentours. Petite présentation de la 3ème édition du guide et des pages consacrées au Libre… Une idée libre et solidaire à offrir ou partager pour les fêtes.


Le Guide pour société écologique et solidaire… dans votre bibliothèque ou sur votre table de chevet…

Le guide Anciela c’est une référence pour les lyonnais et les métropolitains qui souhaitent s’investir dans leur ville et aux alentours. Rédigé par Anciela, « association indépendante qui suscite, encourage et accompagne les engagements et les initiatives citoyennes en faveur d’une société écologique et solidaire à Lyon et ses alentours », ce guide vous propose 1001 idées pour passer à l’action.

A travers ce guide de 372 pages, découvrez plus de 700 associations pour vous investir et faire du bénévolat dans les thématiques variées :

  • Agriculture vivante
  • Nature et biodiversité
  • Protection animale
  • Zéro déchet
  • Faire soi-même
  • Zéro pollution
  • Climat
  • Mobilité écologique
  • Transition écologique
  • Transition énergétique
  • Le Libre
  • Économie écologique et solidaire
  • Vivre ensemble et partage
  • Citoyenneté
  • Entraide et solidarité
  • Ça bouge dans les campus
  • Transition écologique dans nos villes et villages
  • Ces lieux qui vous accueillent
  • À vous de créer les initiatives de demain !

Vous y trouverez également 24 portraits et articles, 16 cartes pour trouver où agir près de chez soi et 16 causes sur lesquelles agir.


Partie Libre du Guide Anciela

Petit focus sur la partie du guide consacrée au Libre qui classe par thématiques les initiatives locales dédiées dédiés à l’informatique et au numérique libre. Vous y trouverez parmi d’autres acteurs :

Agir pour un internet libre avec : Framasoft, Hadoly le chatons lyonnais, Illyse le fournisseur d’accès internet local, Lalis

Développer la (ré)appropriation des outils avec : Aldil, les Bricodeurs

Partager informations et connaissances avec :  Open Street Map Lyon, Wikimédia Lyon

Fabriquer, expérimenter et porter des projets numériques libres avec : tous les FabLab de la métropole, mais aussi le LOV, (Le Laboratoire Ouvert Villeurbannais) ou le LOL (Laboratoire Ouvert Lyonnais), sans oublier la Myne


Une idée cadeau pour votre entourage, le guide Anciela deviendra le guide de chevet de ceux qui veulent vivre autrement et faire leur part à Lyon et aux alentours.

Le guide Anciela disponible à prix libre dans l’un de ses nombreux points de vente.

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Calendrier de l’Avent – J7 : Fairphone 3+ sous /e/OS, un smartphone équitable et libre.

Quel est ce smartphone déposé sous le sapin avec son tournevis et sans chargeur ? Quel est le smartphone capable de faire passer les possesseurs des smartphones dernier cri pour des ploucs ? Quels smartphones sont disponibles neufs libres et dégooglisés ?


Les Fairphones 3 et 3+ bien sûr.

Fairphone vous connaissez ? C’est le fabriquant néerlandais de smartphone sans équivalent sur le plan environnemental et social. Fairphone garanti une conception et une fabrication en dehors de l’obsolescence programmée, il est démontable et vous pouvez upgrader par vous même les différents éléments. Vous possédez un fairphone 3, il vous suffit de changer son module photo pour passer au Fairphone 3+ avec une caméra de 48MP et de 16 MP pour les selfies. La batterie fatigue, son remplacement ne vous prendra que quelques intants. La connectique est usée, les pièces de rechanges sont disponibles sur le site du constructeur ou en boutique, quelques tours de vis et le tour est joué. La mémoire de 64Go est pleine ! Aucun problème, augmentez la mémoire de 400 Go par l’ajout d’une carte SD. Vous ne choisirez plus entre vos photos, votre musique ou vos films et vos applications et pourrez prolonger son utilisation dans le temps.

Le design durable et la disponibilité des pièces confèrent à ce smartphone une longévité intrinsèque aux valeurs écologiques. En effet, l’ensemble des six éléments du Fairphone sont démontables avec le tournevis fourni de série.

Les 6 modules du Fairphone 3 +

Côté environnemental, Fairphone est le seul concepteur de smartphone qui certifie toutes ses chaines d’approvisionnement en matériaux équitables, recyclés et responsables. Côté social, Fairphone est labellisé par les meilleures normes du commerce équitable et de responsabilité sociale.

Côté accessoire, si vous n’en avez pas besoin, c’est non inclus. Vous pourrez réutiliser chargeur, écouteurs et câble de vos anciens smartphones s’ils sont compatibles USB-C.

Fairphone vous garanti d’utiliser un smartphone avec un confort moral sans équivalent, de quoi initier quelques débats en famille à Noël et briller en société à la Saint Sylvestre.

 


Mais Fairphone est-il libre et open source ?

Posséder un smartphone équitable c’est bien. Mais un smartphone exorcisé de sa fonction orwellienne de télécran c’est mieux. Et c’est un véritable enjeu éthique. Si Fairphone 3+ est livré de série avec Android 10, Fairphone à développé un partenariat avec /e/ foundation qui permet de libérer votre smartphone et de le déGoogliser complètement.

/e/ foundation est une société française qui a conçu le système d’exploitation open source /e/OS pour smartphone à partir d’Android. L’installation de cet /e/OS sur votre smartphone offre certaine garanties :

  • Respect de votre vie privée, vos données ne sont ni enregistrées, ni scannées,
  • Vous n’êtes pas suivi par votre GPS ni dans l’utilisation de vos applications.
  • Vous pouvez utiliser vos applications favorites grâce à la conception d’un environnement complet et entièrement « déGooglisé ». (Nous y reviendrons dès janvier sur ce blog)

Pour libérer votre Fairphone avec /e/, plusieurs solutions :

  1. La plus simple pour les novices est de commander au père Noël votre fairphone 3+ neuf directement chez /e/ foundation. Il vous sera livré au pied du sapin libre, dégooglisé et compatible avec toutes vos applications préférées devenues respectueuses de votre vie privée.

  2. Seconde possibilité, réservée aux utilisateurs expérimentés, installer par vous-même /e/OS sur votre Fairphone Android.

Avec un Fairphone sous /e/OS pour Noël, faites un geste équitable et libérez votre smartphone.

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Peinture Fraîche Festival #2 : « Grapheur ou Graffiste » ?

Pour la seconde édition du festival Peinture Fraîche qui s’est déroulé à Lyon courant Octobre 2020, les graffeurs renommés de la scène internationale ont tagué des fresques géantes sur les murs de la Halle Debourg . Dans la Ville des murs peints, cela faisait quelques années que le Street Art n’avait autant fait parler de lui. Petite visite de la seconde édition de Peinture Fraîche qui a offert aux graphistes numériques une occasion de revisiter des œuvres des graffeurs. Et en bonus une visite confinée pour ceux qui l’auraient raté…


Dans le 7ème arrondissement à proximité de la Cité des Jardins et des ENS, la Halle Debourg s’ouvre aux visiteurs masqués pour un festival qui a tenu bon pour notre plus grand bien dans le contexte pandémique. L’extérieur et ses abords immédiat laissent à voir certaines œuvres de Peinture fraîche #1 du printemps 2019. Le temps de la file pour les (re)découvrir.

On entre dans une Halle Debourg graffée de toute part, chaque mur abrite au moins une œuvre de street art souvent monumentale. Les artistes de renommée internationale dont les Lyonnais Brusk, Swing, PF Juin, Cart’1,  et bien d’autres ont joué avec les détails architecturaux de cet ancien entrepôt de fret-triage.

Fresque monumentale de Bond Truluv
Fresque augmentée.

Les visiteurs furent ravis de revoir les Bahoos, ces martiens graffeurs bloqués sur Terre, qui habitent les murs de certaines rues de la cité des Gaules, de l’artiste lyonnais Swing.

Les Bahoos de Swing en ballade dans la Halle Debourg…

En levant les yeux, parmi cette profusion d’œuvre le regard s’attarde sur cette jeune funambule peinte sur un mur mais qui semble marcher sur un câble tendu à travers la Halle. Quand les artistes utilisent ces petits détails qui vous immergent et vous font sourire.

Une funambule s’exercent au dessus des visiteurs.

Sur d’autres supports, le lyonnais Mars Yahl transgressent tous les codes, du graffiti aux peintures des plus grands maîtres. Comme il le dit lui même : « Si pour certains le tag et le graffiti sont du vandalisme, alors autant entrer par effraction dans les tableaux ». Cette série de photos réinterprètent certaines oeuvres qui font le succès des musées et des expositions.

Mars Yahl revisite « La Laitière » de Vermeer.

« Si pour certains le tag et le graffiti sont du vandalisme, alors autant entrer par effraction dans les tableaux »

Mars Yahl
« Le Radeau de la Méduse » de Géricault non pardon de Mars Yahl… Fresque augmentée

Les libristes reconnaîtront ici la mascotte de l’un des navigateurs libre les plus célèbre du monde à côté d’une figuration artistique de GNU tricolore !? Le monde du libre semble être mis à l’honneur à Lyon avec certains artistes qui lui ouvrent les portes de la reconnaissance par l’art.

"Firefox" stylisé par Aloys2Fly
« Firefox » d’Aloys2Fly
Tableau de Khwezi figurant un GNU tricolore ?
Le lyonnais Khwezi représente-t-il « GNU » !?

Mais le plus innovant et pour tout dire bluffant tant dans la démarche que dans l’expérience, ce sont ces fresques monumentales « augmentées », supports de deux œuvres. La première, la fresque peinte par le graffeur s’offre à la contemplation devant vous, oeuvre de Street Art sublime et éphémère. Mais cette oeuvre sert ensuite de support à une seconde, oeuvre digitale, une fresque en réalité augmentée qui devient vivante grâce à votre smartphone. Ce procédé offre un art double, une interprétation duelle ou complémentaire. Mais aussi un renversement des rôles et des codes dans lequel les oeuvres de Street Art s’offrent aux graffitis vivants d’artistes du digital. Les graphistes numériques endossent le rôle de « graffistes » numériques le temps du festival.

Guignol et son double digital…

La Halle Debourg a accueilli l’Art ce mois d’Octobre 2020, pas de cet art contemporain qui se revendique affranchi du Beau et du sens. Non de l’art vivant et des oeuvres d’artistes de la main, de cet Art qui donne à voir, à dire, à interpréter, à contempler du beau, à faire sens et résonnance avec nos sociétés. De cet Art avec lequel nous partageons notre temps et notre espace, lui qui embelli nos murs, nos rames, nos rues et nos vies. Art engagé qui élève les consciences, le street art.

Guignol et Bart Simpson délivrent un message significatif dans le contexte actuel. Ce visage coloré d’Alber qui vous regarde grâce à votre smartphone, cette fresque grise de The Blind qui se colore et sort du mur, ce trompe l’oeil qui s’ouvre sur une lumière aveuglante, ce saint titan du Wifi malmené par des diablotins n’offre-t-il pas une occasion supplémentaire de réfléchir sur nos lois liberticides du moment… Qu’ont éveillé ces oeuvres chez ce public qui a eu la chance de les voir et de les contempler ? J’y pense encore, plus d’un mois après.

 

Guignol renverse le contexte… Fresque augmentée.
Bart avait un message pour le 3 novembre… Fresque augmentée

Si vous avez manqué ces œuvres éphémères du mois d’Octobre, tout n’est pas perdu. Je vous offre l’occasion de revisiter une partie du festival Peinture Fraîche #2, confiné que vous êtes devant votre écran d’ordinateur. Mais afin de profiter pleinement de cette visite confinée, je vous invite dès à présent à télécharger l’application PeintureFraicheFestival sur votre android ou iOS. Vous pourrez ainsi sans réserve découvrir les fresques augmentées et découvrir les messages des « graffistes et grapheurs » numériques tout en vous figurant ce que le visiteur a pu vivre. Pour cela démarrez l’application puis visez avec l’objectif de votre smartphone les « Fresques augmentées » qui illustrent cette article sur votre écran d’ordinateur. Si cela ne compense pas l’expérience du Festival, cela vous incitera je l’espère à vous rendre à la déjà très attendu 3ème édition du Festival de Street Art lyonnais : Peinture Fraîche Festival #3.

Bonne visite à tous et excellente fin de confinement.

 

Certains graffitis savent se rendre accessibles aux mals ou non voyants, ici une oeuvre de The Blind de Rennes avec du relief en braille… Fresque augmentée.
Quel sentiment ce visage d’Albert One suscitera-t-il ?… Fresque augmentée
Peinture Fraiche #2 offre ces murs à certains artistes internationaux. Ici El Pez… Fresque augmentée.
Un trompe l’oeil éblouissant par Astro de Paris… Fresque augmentée.
Un titan du numérique de Cart’1 de Lyon… Fresque augmentée.

NB : Défi aux colibristes et libristes qui arriveront jusqu’ici, saurez-vous retrouver les symboles de la culture numérique graffés dans les oeuvres voire donner leurs significations aux visiteurs non avertis. Vos réponses en commentaire si vous l’acceptez.

Sources et infos :

Site internet du festival Peinture Fraiche : https://www.peinturefraichefestival.fr/

Les artistes « graffeurs et grapheurs » aux fresques augmentées : PF Juin, Brusk, Bond Truluv, Ahaneah, The Blind, Soda, Alber One, El Pez, Cart’1, Ben Eine, Adam Fujita, Astro, Mars Yahl, 9ème concept.

Les motions designers « graphistes et graffistes » :

  • Matthieu Foulet
  • Jean-Paul Quezada aka Elpix
  • Sarah Scialom
  • Alexandre « Le Poluer »
  • Jean-Baptiste Boiteux

L’agence Hyperfiction d’Annecy a développé l’application PeintureFraicheFestival pour voir les oeuvres s’animer.

Toutes les photos sont de votre serviteur.