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L’agenda du libre

Trouvez des événements sur l’univers du libre où que vous soyez !

Vous souhaitez découvrir de nouvelles choses sur le libre près de chez vous ? Le site web agendadulibre.org, vous propose de trouver une activité sur ce domaine dans un rayon de 10, 100 ou même 1000 km par rapport à votre ville.

Crée le 5 juin 2005, cet agenda en ligne sur les manifestations autour du Libre, est l’un des sites web de l’association April. Il a été développé avec un bout de code spécifique écrit en Ruby on Rails, distribué selon les termes de la licence GNU AGPL. Dans ce site, de nombreux événements y sont proposés : logiciel, informatique, culture, art, matériel libre, open data, neutralité du net et vie/données privée(s).

À votre arrivée sur le site, vous pouvez toute suite voir le calendrier mensuel des activités et une carte mondiale. Ensuite, il vous est possible de faire une recherche par région ou pays. Après avoir fait votre choix, des points de localisation apparaissent en fonction du type d’événement. Lorsque vous avez sélectionné l’un d’entre eux, vous verrez une fiche de sa description par une explication de cette activité en quelques lignes, la date, son adresse avec l’intégration d’une carte OpenStreetMap, son heure, le site web et quelques mots clés. Voici deux exemples d’activités enregistrés sur le calendrier de septembre : une rencontre mensuelle sur OpenStreetMap à Lyon le mardi 10 septembre, et des Initiations à la programmation avec Python et Jupyter le jeudi 26 septembre à Lyon.

Pour ceux qui souhaitent apparaître sur l’Agenda du Libre, il suffit de cliquer sur le lien « proposer une organisation ». Bien sûr, votre demande sera envoyée aux modérateurs qui vérifieront que votre proposition correspond aux valeurs et au thème du site. Des événements professionnels peuvent être crées et acceptés s’ils sont accessibles et ouverts à tout le monde. Si cela est payant, il faut que l’accès ne soit pas uniquement réservé à un public professionnel.

Pour les curieux, il y a des statistiques du nombre d’événements par région, villes et dates. Plus de 1910 manifestations du libre ont été réalisées sur ce site. Il vous donne accès à une liste d’organisations référencées, si vous souhaitez vous renseigner. Il y en a en tout 47 dont des associations, GULL (Groupe d’Utilisateurs de Logiciels Libres), FAI (Fournisseur d’Accès à Internet) et Tiers-lieu (espace de rencontres entre personnes et compétences variées, tel que les Fablab).

Envie de tester ? Alors cliquez juste ici

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LOL : Le nouveau documentaire sérieux de Gigowatt Film

Sorti il y a maintenant quelques mois (avant-première le 20 juin dernier), le film-documentaire « Lol, une affaire sérieuse » s’inscrit aujourd’hui dans les rares long-formats traitant du sujet du numérique et de ses enjeux socio-politiques.

57 minutes et l’ambition de mettre au clair le concept de logiciel libre, tout d’abord pour les néophytes utilisant un ordinateur quotidiennement mais n’ayant pas, ou peu, de notion en la matière, mais aussi pour les libristes plus expérimentés désireux d’en apprendre un petit peu plus. Un film a objectif pédagogique, donc, mais pas uniquement pour le public. Thierry Bayoud, co-auteur du documentaire, explique que la motivation qu’il eu à transmettre les idées du libre lui est venu en découvrant lui même ces alternatives, en 2010, et en passant plus de deux ans à en comprendre le fonctionnement et les enjeux (code source, logiciels, impact et risques de l’informatique).

Alliant extraits de « vieux-films » et interviews de 14 personnalités notables du monde libriste francophone (à l’exception de Richard Matthew Stallman), son but est de faire réfléchir à propos de son utilisation du numérique. Au delà de la simple promotion des logiciels libres, il s’agit véritablement de faire prendre conscience de la dépendance aux solutions informatisées que notre société développe, et des conséquences que cela impliquerait dans le cas d’un usage malveillant de la part des détenteurs de ces solutions. Le nom du documentaire fait référence au presque-acronyme des LOgiciels Libres, mais aussi à notre usage léger et insouciant que nous pouvons avoir du numérique.

Ce documentaire fait toutefois débat au sein de la communauté du libre. Les outils utilisés (logiciels propriétaires) pour sa conception ainsi que la licence sous laquelle il est diffusé ont eu tendance à frustrer les membres de la communauté. Ce choix a rapidement été expliqué par les auteurs et le réalisateurs, déclarant que « Gigowatt Film n’est pas libriste, ne revendique rien, sauf le droit de faire un film sur le sujet qu’elle a choisi. Petite structure, c’est notre premier documentaire produit après deux courts-métrages de fiction. ». Ils avancent aussi l’argument que, pour des questions de distribution, la diffusion sur internet sous une licence libre les priverait d’un attrait potentiel des salles de cinéma, de la télévision, ou de festivals, soucieux de l’exclusivité d’une projection.

Une bande annonce est néanmoins disponible sur le site de Gigowatt ayant produit le documentaire : http://www.gigowattfilm.com/plugins/videobox/html5video/player.php?video=%2Fimages%2Fvault%2FLoL_BandeAnnonce_VF.mp4&poster=..%2F..%2Fsystem%2Fvideobox%2Fcache%2F0423187e59fef371fe706ac1d46bfdfd.jpg&autoplay=1

Sources :

 

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Microsoft privé d’école en Allemagne

Depuis le 9 juillet dernier, l’utilisation de la suite bureautique Microsoft 365 est illégale dans tout le milieu scolaire du Land de la Hesse (région située dans le centre-ouest de l’Allemagne).

Restriction s’appliquant à tous les élèves et enseignants de cette région, l’État fédéral a estimé que cette solution informatique ne correspondait pas aux exigences de confidentialité nécessaires pour garantir la protection des données personnelles des utilisateurs.

En effet, « l’accès potentiel par les autorités américaines » aux données personnelles des élèves, étudiants ou enseignants est mis en cause par Michael Ronellenfitsch, commissaire en charge de la protection des données personnelles de la Hesse. En plus de l’accès, « ces informations pourraient même être transférées jusqu’au États-Unis » dénonce ce dernier via un communiqué.

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Plus concrètement, ce manque de confidentialité serait dû à la nécessité de fournir un certain nombre de données pour pouvoir utiliser cette suite bureautique en Saas (Software as a Service), un modèle de distribution de logiciel à travers le Cloud et, où les applications sont hébergées par le fournisseur de service. Étant délivré sur internet, un logiciel Saas permet de ne plus avoir à installer et lancer une application sur son propre poste, de pouvoir compter sur le fournisseur pour effectuer les mises à jour et correctifs réguliers et d’avoir accès depuis n’importe quel appareil connecté, peu importe la situation géographique de celui-ci. Toutefois, les utilisateurs de ce type d’application doivent compter sur des vendeurs externes pour les fournir, les maintenir, pour garantir un environnement sécurisé, sans compter le fait que de nombreuses données personnelles sont requises pour pouvoir les utiliser.

saas-5

D’après le Bureau fédéral allemand, l’utilisation de la suite Office 365 dans les écoles ne respecte pas les exigences du Règlement général européen sur la protection des données. L’occasion de remettre en avant le débat européen sur l’utilisation de logiciels libres au sein de nos institutions et services publics. Là où, en France, le « Code des marchés publics » reste le principal argument pour garder ouvert le marché informatique au licences propriétaires (cf : http://colibre.org/rejet-de-lamendement-sur-les-logiciels-libres-a-lecole/),  l’Allemagne souhaite étendre cette interdiction aux services administratifs allemands et, pourquoi pas, jusqu’au niveau européen pour faire respecter cette législation de l’UE entrée en vigueur en mai 2018.

la décision de la DHBDI (équivalent de la CNIL dans le Land de la Hesse) concerne également les solutions cloud de Apple et de Google. N’ayant pas été définies de manière transparente et compréhensible, l’utilisation conforme à la confidentialité de ces services est donc compromise.

Sources :

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Soutenez la campagne de financement participatif pour le film « La bataille du libre »

La bataille du Libre, est le nouveau film de Phillipe Borrel produit par temps noir  : « Que ce soit dans le domaine médical, alimentaire, boursier, industriel, éducatif, ou même agricole, il n’existe presque plus de secteurs d’activité ayant échappé à l’emprise du code informatique : nous en dépendons désormais dans tous les domaines dans lesquels le savoir est clef. Sans que nous en ayons conscience, deux logiques s’affrontent aujourd’hui au cœur de la technologie, depuis que les principes émancipateurs du logiciel libre sont venus s’attaquer à ceux exclusifs du droit de la propriété intellectuelle. Logiciels libres, semences libres, médicaments libres, connaissances libres… Les pratiques collectives et contributives du « Libre » essaiment dans bien d’autres domaines que l’informatique… »

La campagne de financement participatif est désormais lancée. L’objectif de la collecte est de réunir la somme de 6000€ afin de financer la production de la version internationale du documentaire.

Pour en savoir plus sur l’objectif de la campagne rendez-vous sur le Helloasso.

Pourquoi pas contribuer dans cette collecte ? Ou juste diffuser la campagne ? Chacune de vos contributions, même les plus modestes permettront de réaliser ce projet. Pour ceux qui ne peuvent faire un don, n’oubliez pas que le simple fait de relayer la campagne aide le projet dans sa réalisation; alors si le projet vous parle, soutenez le !

Propulsé par HelloAsso

Pour en savoir plus sur le film, le projet rendez-vous sur le site.

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L’eco-branding

Le développement durable est une question de société dans notre monde contemporain. Nous voyons de nombreuses initiatives dans les gens, les choses et les régions géographiques. Mais nous ne le voyons pas encore dans l’image de marque. Cet article propose une image de marque plus écologique, une nouvelle approche du processus de conception de la marque.

Comment réduire le nombreux de produits estampillés avec un logo, une couleur, une typographie, ou une image qui consomme de l’encre, de l’espace serveur et de l’énergie ?

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Google… le meurtrier de masse!

Combien de fois n’avons nous pas déplorer la perte

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Vous aussi soyez membre de la confédération des gros geeks!

Intéressé(e)s pas vrai? Comment ça c’est quoi?! Bon c’est vrai je

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Love, Death + Robots : Un Black Mirror Like ?

Elle n’était pas forcément attendue et elle est apparue de nulle part mais voilà la nouvelle série Netflix ne produite pas des grands noms du cinéma : David Fincher et Tim Miller. Mais alors de quoi parle cette série ? Et est-elle vraiment innovante ?

Comme souvent Netflix arrive à se jouer de la communication et n’as pas forcément besoin de beaucoup teaser les séries car elle peut se payer le luxe de savoir que celles-ci vont forcément bien marcher dans la plupart des cas. Même si maintenant beaucoup de séries ont le droit à une très grande hype avant leur sortie comme Stranger Things, Black Mirror ou encore Peaky Blinders pour ne citer qu’elles, Love, Death + Robots n’as pas eu réellement besoin de passer par une grande campagne de communication pour être un carton directement à son arrivée sur la plateforme.

En parlant de Black Mirror je pense qu’il faut être un fan de la série ou alors un consommateur avertis pour pouvoir apprécier cette nouvelle série. Reprenant certains codes de cette même série, Love, Death + Robots va transporter le spectateur à travers les différents épisodes dans un futur proche ou alors avec des technologies nouvelles. De plus, il n’existe aucun fil rouge dans cette série et donc il est possible de la regarder comme bon vous sembles et dans l’ordre que vous le voulez.

En terme d’histoire, il est assez complexe de résumer facilement la série dans le sens ou chaque épisode à sa propre histoire mais contrairement à son « grand frère » LD+R va proposer au spectateur des épisodes beaucoup plus courts permettant donc de ne pas avoir à forcement passer 1 h devant son écran et donc de devoir « reserver » une soirée ou autre pour regarder quelques épisodes. En moyenne, les épisodes de la série durent 10 minutes ce qui permet donc de pouvoir les enchainer assez rapidement mais cette pratique dérange un peu car elle pousserait au BingeWatching et donc à la surconsommation de séries. (https://www.ladn.eu/mondes-creatifs/love-death-robots-netflix-binge-snacking/)

Mais malgrès des épisodes assez courts et variés, la qualité est quand même au rendez-vous et surtout la principale différence avec Black Mirror est que d’un épisode à l’autre : l’animation change ! Voilà la principale nouveauté instaurée par cette série, vous ne verrez jamais 2 fois la même animation et donc il est possible de passer d’un épisode en 3D assez réaliste sur la traque d’une menace en Russie à un épisode de type cartoon sur un logiciel permettant de recréer le cours de l’histoire tout en passant par un épisode en pâte à modeler sur la prise de pouvoir d’un pot de yaourt.

On peut donc voir que cette série va traiter de sujets assez diverses elle aussi car elle va peremttre de voir une sorte de futur post apocalytpique ou l’humanité se serait entretuée et les robots feraient du tourisme dans les villes complètements détruites par des ogives nucléaires.

J’ai eu un réel coup de coeur pour cette série et je l’ai bien malheureusement bingewatch en une journée (merci les transports en commun), cette série apporte de nouveaux concepts sur la plateforme comme le fait de changer d’animations entre les épisodes qui va permettre de ne pas forcément se lasser d’un épisode à l’autre mais aussi de pouvoir toucher un public plus large aussi car avec la diversifications de sujets abordées mais aussi la diversification de l’animation il est donc plus simple d’attirer des spéctateurs.

Mais, cette série n’est pas conseillée à tout le monde à cause de la présence de certaines scènes pouvant heurter le spéctateur et c’est donc pour cette raison qu’elle est souvent en fonction des épisodes déconseillée au moins de 18 ans.

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ColouriseSG : Vous pouvez enfin coloriser vos anciennes photos Noir & Blanc !

Voilà un outil qui pourrait servir pour épater vos grands-parents et surprendre plus d’une personne lors de vos repas de famille du dimanche midi. Disponible depuis peu, ColourisesSG est un site internet qui va vous permettre de coloriser vos anciennces photos rapidement et surtout gratuitement !

Développé à Singapour par les ingénieurs de GovTech (agence gouvernementale pour les technologies à Singapour), ColouriseSG est un site de colorisation de photos utilisant son propre algorithme. À la différence d’un site du même style comme Algorithmia, Colourise n’est pas basé sur une séléction de 1,3 millions de photos différentes mais sur une vieille séléction de photos de Singapour.  Après avoir dépassé le but de base qui était de recoloriser fidélement les anciennes photos de la ville, les chercheurs se sont rendus compte que les résultats obtenus pouvait aussi très bien fonctionnés pour d’autres photos comme des portraits ou des paysages et que le recolorisation était beaucoup plus fidèle et clair que sur d’autres sites.

Il est très simple d’utilisation car sur le site on peut simplement retrouver 2 ou 3 informations sur le but de cet outil et c’est tout comme informations textuelles. Après les informations il reste seulement la phase d’importation et donc de recolorisation des photos, il est donc très simple d’utilisation car il suffit de cliquer sur le bouton importer et la recolorisation se fait en quelques secondes et le résultat est assez fidèle même s’il est n’est pas forcément parfait.

Afin de faire des tests assez complets j’ai effecuté des tests sur des photos personnels que j’ai réalisés et des photos prises lors de grands événements historiques connus.

On peut donc voir que le résultat n’est peut-être pas parfait surtout sur les photos récentes mais il est quand même de bonne qualité et on peut retrouver les principales couleurs de l’instant capturé par exemple sur la photo des black gloves (Tommie Smith et John Carlos) ou le résultat est quand même proche du cliché parfait. On peut aussi utiliser ce photo pour ajouter un effet plutôt rétro sur nos photos aussi.

Petit point notable : toutes les photos que vous allez utiliser sur le site ne sont pas conservés dans la base de donnés ! Aucun risque de les retrouver dans des pubs ou dans d’autres utilisations contre votre choix. ;)

Voilà assez parlé du logiciel maintenant c’est à vous de jouer avec ce site et de donner un peu de vie et de couleurs au passé !

https://colourise.sg/

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Images gratuites de haute qualité : Unsplash

Unsplash est un site Web dédié au partage de photographies de stock . Le site Web revendique plus de 110 000 photographes ayant contribué au projet et génère plus de 9 milliards d’impressions photographiques par mois dans leur bibliothèque en pleine expansion, qui compte plus de 810 000 photos. 

Unsplash permet aux photographes de télécharger des photos sur son site Web, qui sont ensuite organisées par une équipe d’éditeurs photo. Les termes de droit d’auteur  permissifs sur ses photos ont permis à Unsplash de devenir l’un des plus importants fournisseurs de photographies sur Internet, les photos de ses membres apparaissant fréquemment dans des articles.

Quand vous arriver sur le site, un arrière-plan avec une des fonctionnalités (la barre de recherche) vous accueille.Vous pouvez également retrouver, en bas, les images populaires et différentes thématiques afin de vous faciliter la recherche. Enfin, il y a une possibilité de s’inscrire au site et vous pouvez aussi changer la langue ou encore être en contact avec la communauté.

 

A voir sur : unsplash.com

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Rejet de l’amendement sur les logiciels libres à l’école

Vendredi 1er Mars dernier, l’Assemblée Nationale a rejeté l’amendement, qui aurait engagé l’Éducation nationale à proposer uniquement des logiciels libres aux élèves.

 

Proposé à l’Assemblée Générale le 15 Février par la députée PCF Elsa Faucillon (1ère circonscription des Hauts-de-Seine), cet amendement portant sur l’utilisation exclusive de logiciels libres dans l’Éducation Nationale avait pour but de renforcer les dispositions prises lors du fondement de la Loi Numérique de 2016.

Elsa Faucillon

Parmi les arguments avancés, il a été mis en avant que les élèves n’utilisent uniquement des logiciels libres, au niveau des systèmes d’exploitation, des moteurs de recherche ou encore des logiciels de traitement de texte, au nom du principe de « neutralité dans l’enseignement ».
De plus, les élus LFI et notamment Bastien Lachaud (sixième circonscription de la Seine-Saint-Denis) dénonçaient la « mainmise des entreprises privées, notamment des GAFAM », sur les outils numériques utilisés au sein de l’Éducation nationale. Ce dernier plaidait à nouveau, lors des débats en séance publique, que « Les enfants apprennent très jeunes à se servir de ces logiciels et seulement ceux-là. En conséquence, dans leur vie d’adulte, ils ont tendance à acheter des matériels pourvus des logiciels qu’ils connaissent déjà et dont ils savent se servir. Les entreprises privées s’assurent ainsi une clientèle quasi captive ».
Enfin il a été mis en évidence que : « Ces logiciels pouvant être gratuits, cela permettrait de faire faire des économies utiles à l’Éducation nationale et de dégager des fonds pour d’autres projets », ce a quoi Elsa Faucillon enchérit que, contrairement aux solutions propriétaires, les logiciels libres pouvaient être librement « adaptés et enrichis ».

La députée communiste a ensuite proposé un compromis moins rigide visant a faire des logiciels libres une priorité au sein de l’Éducation Nationale (de même que les « formats ouverts »).

Néanmoins,  même en se prononçant favorable au compromis présenté, la rapporteure LREM, Fanette Charvier a tenu à rappeler que les établissements scolaires étaient d’ores et déjà encouragés à recourir aux logiciels libres, notamment sur le fondement de la fameuse loi Numérique de 2016, et précisait que d’imposer un recours systématique aux logiciels libres serait « trop générale pour être applicable ».

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation Nationale a alors rejeté l’ensemble des propositions, précisant que même si le sujet des logiciels libres était très intéressant et qu’il était important de les encourager, « inscrire dans la loi l’obligation de recourir aux logiciels libres est tout autre chose et peut s’avérer assez contre-productif. ». Monsieur le ministre s’est ainsi dressé contre le compromis, ajoutant que de telles dispositions « pourraient s’avérer contraires au Code des marchés publics ».

Cette décision est loin de contenter l’APRIL (Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre) qui dénonce une nouvelle fois que le gouvernement se cache derrière une prétendue incompatibilité juridique. En effet, l’association fait référence à un débat similaire survenu en 2016 sous le gouvernement de Manuel Valls, où l’exécutif avait présenté les mêmes arguments (arguments n’ayant pas été justifiés par des éléments de droits malgré les demandes de l’APRIL).

Au delà d’être un enjeu technique, il s’agit véritablement « du développement par les élèves d’un rapport critique aux outils informatiques et donc de leur émancipation » précise Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques pour l’April. Le débat est donc loin d’être clos et il est fort à parier que le sujet des logiciels libres à l’école soit ré-abordé.

 

Sources :

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La nouvelle édition du coli’mag est enfin là !

A la fin du mois de décembre, un billet a été publié pour vous annoncer le lancement de la 3ème édition du coli’mag. Aujourd’hui c’est chose faite, le magazine est enfin disponible.

En attendant de pouvoir vous le procurer et le lire, on vous en dévoile la couverture :

Rendez-vous le 22, 23 et 24 février au stand Colibre pendant le salon Primevère.